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ARCHITECTURE ET MAÎTRES D'OUVRAGE EN AQUITAINE

mercredi 24 novembre 2010

Le prix AMO décerné en Aquitaine !

Le Prix AMO Lieux de travail Architecture et Environnement a été décerné à la Société Quiksilver + Patrick Arotcharen, architecte pour la réalisation du Campus Quiksilver à Saint Jean de Luz.

Ce projet et ses acteurs, que nous avions rencontrés en juillet, ont révélé une stratégie d'entreprise innovante et une collaboration complice avec l'architecte, s'appuyant sur la capitalisation des expériences dans un contexte de commande ouverte.

Ils sont aujourd'hui récompensés par le prix AMO, décerné par un jury national présidé par Florence Noiville, écrivain et journaliste au Monde.







lundi 15 novembre 2010

Création architecturale & process industriel

arc en rêve centre d’architecture consacre une exposition et une rencontre au logement industrialisé à travers deux opérations expérimentales menées par Aquitanis, Office public de l’habitat de la Communauté urbaine de Bordeaux.

L'exposition sera inaugurée mercredi 17 novembre à arc en rêve, et précédée d'une rencontre à 18 heures, avec les acteurs principaux de ces projets.

L’exposition a l’ambition de faire œuvre de pédagogie publique au sein de la chaîne d’acteurs de l’habitat social, de l’architecture, de la construction et de la filière bois Aquitaine. Il s’agit de faire rimer l’ambition de qualité architecturale d’expression contemporaine, avec qualité de la vie, maîtrise des coûts, et conscience environnementale. Elle valorise un mode de conception innovant du logement qui articule architecture et process industriel d’une part et met en jeu la filière bois d’autre part.
Aquitanis a entrepris, avec l’opération Rosa Parks, au-delà de la construction de 50 logements à Floirac, une démarche expérimentale qui répond à la nécessité de construire mieux et moins cher, en revisitant le processus de production industrielle du logement. Les enjeux majeurs de ce dispositif ambitieux, bénéficiant du soutien de l’Anru, portent sur la modularité, la variabilité, l’évolutivité, l’adaptabilité et la diversité pour répondre aux modes de vie actuels.
La méthode a consisté à lancer un appel d’offres de conception/construction afin d’associer en amont un architecte, un bureau d’étude et une entreprise, remporté par Tetrarc architectes + everwood entreprise parmi cinq équipes candidates.
Le projet sylvania constitue une nouvelle étape dans la recherche d’un concept innovant de modules de logements en ossature bois qui s’applique autant à l’habitat individuel qu’à l’habitat semi-collectif.
aquitanis a retenu les architectes, l’Atelier provisoire, tandis que l’entreprise sera choisie ultérieurement. L’opération se déroule en deux temps : une phase de conception confiée par aquitanis à l’Atelier provisoire suivie d’une phase de production modulaire d’habitat, ouvert pour chaque opération à tous les acteurs de la maîtrise d’œuvre, sur plusieurs sites simultanément.
L’exposition conçue et réalisée par arc en rêve centre d’architecture en collaboration avec aquitanis retrace pour le public les objectifs et la démarche expérimentale entreprise par l’Office public de l’habitat de la Communauté urbaine de Bordeaux.

Une rencontre, organisée à cette occasion, convoque des points de vue croisés de professionnels du monde de l’architecture, de la construction, de l’industrie, et de la filière bois.
Les représentants de la maîtrise d’ouvrage, de la maîtrise d’œuvre, des bureaux d’étude et des entreprises de réalisation des projets Rosa Parks et sylvania apporteront leur témoignage.
L’intervention d’un expert est sollicitée pour la mise en perspective des enjeux économiques et sociaux d’une telle démarche.

AMO Aquitaine proposera prochainement une visite de cette exposition !

mardi 2 novembre 2010

"Un enfer pavé de bonnes intentions"

Les architectes Emmanuelle Colboc, Cristina Conrad et Dominique Tessier ont adressé récemment une "lettre ouverte" à Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du Logement, dans laquelle ils mettent en exergue les incohérences qu'entraîne l'application de la réglementation sur le handicap dans l'habitat :

"(…) Que veut-on? Un cadre de vie banalisé ou un environnement plus humain et solidaire? Une réglementation qui tire la qualité des logements vers le haut ou un jusqu'au-boutisme normatif et borné qui produit des effets pervers en chaîne?
Nous pensons indispensable une approche moins radicale de cette réglementation, avec des souplesses d'application admises dans les sites singuliers (sites en pente, PPRI, centres anciens), les opérations de petite envergure, et tous les cas d'application absurdes : les étages des bâtiments réhabilités et sans ascenseurs doivent-ils par exemple permettre l'accessibilité d'un fauteuil roulant à la porte palière?
Au lieu d'une application systématique à tous les logements, l'hypothèse d'un pourcentage de logements adaptés, avec constitution d'un fonds de travaux pour les adaptations au cas par cas (ou une obligation de relogement par le bailleur) devrait être mise au débat. Les associations de handicapés savent bien que chaque handicap est spécifique et réclamera de toute façon de nouvelles transformations. L'adaptabilité des plans est donc plus nécessaire que la norme.
La route de l'enfer est pavée de bonnes intentions. Parce que l'accessibilité est un sujet socialement prioritaire, elle mérite d'être parti prenante d'une amélioration globale de la qualité construite."


Votre avis nous intéresse !
Doit on, dans le cadre d'AMO Aquitaine, engager une réflexion, des actions sur ce sujet ?
Comment et dans quel cadre ?

lundi 18 octobre 2010

Expérience des PPP, votre avis nous intéresse !

AMO Aquitaine programme une journée de rencontres et débats sur les PPP, le 10 novembre 2010, à Biarritz.
A cette occasion, nous rencontrerons, Didier Borotra, sénateur-maire de Biarritz, Alain Denat, directeur délégué de Vinci Construction pour le Sud Ouest, Xavier Leibar, Arnaud Guirao et Jean Luc Baldelli, architectes.

Pour préparer les échanges que nous aurons sur place et définir les problématiques à aborder, nous vous proposons de répondre à ces quelques questions ou d'en soulever d'autres, par email (aquitaine@amo.asso.fr) ou sur ce blog (créez un commentaire), pour amorcer un débat constructif et éclairé :

> Que connaissez vous les PPP ?
> Le PPP est-il adapté à tous les projets ?
> le PPP existe et se développe. Architectes et maîtres d'ouvrage, qui l'expérimentez, comment le vivez vous ?
> VEA, BEA, CRAEM, conception construction, PPP ? Avez vous une expérience de ces procédures,
et sans langue de bois, qu'en pensez vous ?
> Pensez vous que la rechercher de qualité architecturale soit compatible avec la procédure PPP ?
> L'organisation actuelle des métiers de la Maîtrise d'oeuvre est-elle adaptée à ces nouvelles procédures ?
> La procédure de PPP remet en question la relation concepteur-constructeur : quel enjeux pour les parties et leur maître d'ouvrage ?
> Que penser du rôle des banques et du pouvoir économique lié à ces procédures ?
> Pourquoi le sujet des PPP est il tabou ?

Pour en savoir un peu plus sur les PPP, vous pouvez vous connecter ici.

Merci d'avance de vos contributions
et n'oubliez pas de vous inscrire pour la journée du 10 novembre à Biarritz !

lundi 23 août 2010

Prix AMO 2010, lieux de travail

Créé en 1984, le Prix AMO récompense l'architecte et le maître d'ouvrage d'une réalisation remarquable par ses qualités architecturale et environnementale, et leur engagement dans une perspective de développement durable et une démarche d'éco-construction.

Depuis 2008, AMO rend son prix annuel en alternant une année sur deux les thèmes Habitat et Lieux de travail.


Le prix 2010 sera décerné au plan national aux Lieux de travail,

par un jury présidé par Florence Noiville, écrivain et journaliste au Monde.


Nous comptons sur vous tous, pour représenter la qualité de la création architecturale et des collaborations architectes + maîtres d'ouvrage en Aquitaine, pour cette édition du Prix AMO.


Les candidatures sont à soumettre avant le 15 octobre, et le règlement est consultable ici.

vendredi 30 juillet 2010

Point de vue

On va trop vite aux belles images

Frédérik Dain, a

rchitecte associé,

Hobo architecture


Ceux qui visitèrent l’exposition consacrée à Renzo Piano, par arc en rêve centre d'architecture, se souviennent peut-être d’avoir vu une petite maquette remise lors du concours par les futurs lauréats du centre Georges Pompidou.

En ce temps là, on pouvait encore gagner un concours d’architecture avec une formalisation digne d’un étudiant en architecture de 3ème année.


A l’exposition, le contraste était d’autant plus frappant que la suite présentait le travail époustouflant de développement du projet au travers d’une série de maquettes et dessins prouvant que pour réaliser un bâtiment comme Beaubourg, il fallait « mouiller sa chemise » et que passer du concept « d’usine de la culture » à une réalisation pareille nécessitait un processus lent de développement avec itérations multiples.


On peut se poser la question du niveau de définition qu’un jury de concours exigerait pour désigner le lauréat d’une consultation équivalente en 2010.


Pour sûr, qu’une batterie d’images de synthèse, voir une visite virtuelle interactive accompagnée d’une maquette avec force détails sérigraphiés et découpe chimique, mais aussi un solide dossier technique avec bilan thermique dynamique et bilan carbone prévisionnel… bref une conception totalement achevée avant de l’avoir à peine effleurée.


Honnêtement, en 2 à 4 mois de concours, il est impossible de définir un projet au niveau auquel le demande les règlements de consultation. C’était déjà vrai il y a trente ans, et c’est encore plus vrai aujourd’hui, alors qu’il faut compiler et synthétiser les données d’entrées du cahier des charges des projets actuels, les contraintes environnementales, sanitaires, confort, réglementations, performances, économie…


Le hic c’est que les jurys et maîtres d’ouvrage sont logiquement attirés par les projets les plus définis. Les schémas et les concepts demandent des commentaires, des explications, alors qu’une belle perspective d’insertion dans le site… ça parle tout seul !


La conséquence, est que le lauréat, avec sa belle image sous le bras, débutera la période de développement avec toute son équipe de consultants en ayant sacralisé son projet dans une iconographie le rendant quasiment intouchable.


Toucher l’image, c’est toucher le projet choisi, et donc, remettre en cause le choix du jury, donc… patatras, le code des marchés publics sur le dos.


Bien sûr, quelques fois ça ne fait pas de mal d’avoir une image à sortir du portefolio, chaque fois qu’un malveillant veut remettre en question un gabarit ou une façade jugée trop vitrée, pour le bilan thermique global ou le budget, mais sincèrement est-ce que ce n’est pas prendre le problème à l’envers, surtout à l’aube d’une démarche de projet qui se veut de plus en plus s’engager dans des garanties performentielles, à assumer par les concepteurs voir des concepteurs / constructeurs ?


Aux maîtres d’ouvrage qui ne le sauraient pas encore, je dis que les images séduisantes des concours d’architecture en disent souvent beaucoup plus, qu’elles ne savent réellement, et qu’il faut laisser au projet le temps de se dessiner.





mardi 13 juillet 2010

Quiksilver à Saint Jean de Luz

Mercredi 7 juillet, une visite peu ordinaire pour les adhérents d'AMO Aquitaine!
L'extension du siège social de Quiksilver à Saint Jean de Luz, réalisée par Patrick Arotcharen, architecte.

La matinée de débat, avec l'architecte et Maritxu Darrigrand représentant le maître d'ouvrage, a révélé une stratégie d'entreprise innovante, et les conditions d'une collaboration complice s'appuyant sur la capitalisation des expériences et une commande ouverte.

L'après midi était consacrée à la visite du site, étendu sur 15 000 mètres carrés, témoin d'un travail fin, étroit et suivi entre l'architecte, les entreprises, le bureau d'études, la paysagiste,…au service de la qualité architecturale.